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Les textes qui suivent sont extraits de l'ouvrage :

 

Marcel Freydefont, Petit Traité de scénographie, "Carnets du Grand T", Editions Joca Seria-Grand T, Nantes, 2007

 

Objet général de la scénographie

 

Marcel Freydefont

 

«L’objet de la scénographie est de composer le lieu nécessaire et propice à la représentation d’une action,  le moyen en est la mise en forme de l’espace et du temps. Autant que la spatialité, la temporalité est un élément constitutif du travail scénographique, et cela toujours en relation avec un texte, entendu comme projet dramatique. Il n’y a pas de scénographie concevable sans dramaturgie : c’est le fondement même de toute scénographie. Inversement, il n’y a pas de dramaturgie qui puisse être effective sans scénographie. La scénographie s’élabore en collaboration étroite avec un metteur en scène. Le scénographe est très souvent le premier interlocuteur du metteur en scène quand s’esquissent les contours d’un spectacle. Le scénographe n’est pas un exécutant, un auxiliaire. Il a qualité d’auteur et d’artiste. »

 

(...)

 

« La langue de la scénographie est le dessin. Littéralement dessin de la scène, la scénographie est bien cet art du lieu, mettant en jeu l’espace et le temps aux fins de la représentation. Elle est cet art de « la place regardée des choses » dont parle Roland Barthes, art de la mise en vue, en écoute, de la présence partagée, qui assure à un public une révélation vivante. »

 

(...)

 

Définitions

 

Points de vue terminologiques

 

Richard Peduzzi :

 

« Le mot scénographie existe depuis longtemps. Il a été oublié, il est revenu. On l’usé dans tous les sens jusqu’à le rendre familier. Et l’on commence à se poser la question de savoir ce qu’il recouvre précisément. Scenografo en italien désigne le dessinateur de la scène, autrement dit le décorateur de théâtre. Depuis plusieurs années en France, le terme prend une autre signification.

(…)

Aujourd’hui la scénographie concerne la vie de chaque jour, l’architecture, la poésie, ce qui nous entoure, à travers une rigueur des formes, de la couleur, impliquant une exigence artistique, oubliée dans les années 70. Les architectes, les urbanistes ; sentent le besoin d’être accompagnés par un scénographe.

(…)

Dans Hamlet mise en scène par Patrice Chéreau en 1988, j’ai voulu faire de mon décor un autre acteur, un sol qui respire. L’idée de cette façade d’architecture couchée renvoie à l’image d’un ventre qui bouge face au grand mur moyen-âgeux, rigide, de la cour d’Honneur en Avignon. Ce rapport à la dramaturgie et à la présence vivante est capital au théâtre mais aussi ailleurs, en architecture, en architecture intérieure, en design. C’est peut-être ce qui spécifie le regard et l’intervention du scénographe dans ces domaines : imaginer une chaise qui n’accueillerait pas le vivant reviendrait à imaginer une chaise morte. »

 

Une œuvre de marqueterie, entretien avec Richard Peduzzi, propos recueillis par Marcel Freydefont, Journal de l’Ensad n°9, Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, Paris 1997

 

Richard Peduzzi (né en 1943) scénographe français, travaille depuis 1967 avec le metteur en scène Patrice Chéreau ; travaille également avec Luc Bondy

 

Yannis Kokkos

 

« Je tiens à revenir sur ce terme. On l’emploie à tort et à travers. Mais je condamne cette dérive, qui fausse le sens du mot et donne une conception erronée de la scénographie. Il y a, aujourd’hui, une confusion de langage sur ce mot. Qu’est-ce que la scénographie ? C’est, selon le mot skènographia l’art de dessiner la scène, rien de plus. En Grèce, on parlait de scénographie bien avant que ce ne fut le cas en France. Le terme est entré dans le langage français durant les années soixante.. Des gens comme André Acquart et Raffaelli l’ont repris à leur compte : leur travail sur l’espace se distinguait du décor de théâtre. Ils ont voulu revaloriser la place du scénographe par rapport à celle du metteur en scène. Le mot scénographie peut aussi s’employer pour désigner le travail des architectes et des urbanistes, à condition de préciser par un autre terme le contexte auquel on l’associe. Le théâtre  a une terminologie qui évolue, mais qui doit lui revenir, sinon on dépouille le théâtre de sa  nature. Ne doit-on lui laisser que des dépouilles ? »

 

Revue Séquences, Strasbourg 1997

 

Yannis Kokkos (né en 1944) scénographe et metteur en scène  grec exilé en France depuis 1963 ; a travaillé notamment avec le metteur en scène Antoine Vitez

 

Josef Svoboda

 

« En jetant un coup d’œil autour de nous, nous devons constater que la participation du décorateur de théâtre à une mise en scène était désignée par différents mots : les Allemands, et suivant leur exemple, nous aussi, disaient « décor scénique » (Ausstattung), dans les pays anglo-saxons, c’était « stage-design », les Français se servaient de « décorations ».

En résumé, tous ces termes condamnent la collaboration du décorateur à tout simplement « encadrer » une mise en scène, ne désignent pas du tout la participation éventuelle à une « co-création » de la pièce..

Mais si nous observons de plus près les expériences et l’histoire du théâtre italien et de ses décorateurs (par exemple Serlio, Palladio et Galli-Bibiena), nous apercevons qu’ils étaient, eux-mêmes, les co-créateurs des actions théâtrales, que sans eux une pièce n’aurait pu se dérouler comme elle se déroulait – dans toute sa force expressive et toute sa signification. Sans leurs « miracles » le théâtre italien n’aurait pas été ce qu’il était. C’est pourquoi j’ai commencé à me servir du mot « scénographie ». Ce terme me semble plus vaste, plus précis et contenir davantage de sens. »

 

Josef Svoboda scénographe, Editeur Union des Théâtres de l’Europe, Florence 1992

 

Josef Svoboda (1920 - 2002 ), scénographe tchèque, a travaillé longtemps pour les metteurs en scène Alfred Radok et Otomar Krejča

 

 

Etymologie

Marcel Freydefont

 

Scénographie : origine théâtrale, picturale et architecturale

 

« Le terme de scénographie provient du grec skènègraphia, et désigne à l’origine l’art de peindre (graphia) la scène (skènè). Il faut comprendre ce en quoi consiste la skènè et s’étonner du destin curieux des mots. Au sens étymologique, la skènè est une tente, une baraque de toile. Toute scénographie présuppose donc une scénopégie, c’est-à-dire l’action de dresser une tente, avant de procéder à une ornementation de la face visible du public  de la skènè. Tout cela se réfère à la morphologie et à la terminologie de l’architecture théâtrale grecque archaïque. L’espace fondateur du théâtre grec est l’orchestra, qui désigne la place du chœur dansant et chantant. Bientôt fut aménagé sur un arc de cercle de 230° environ, un espace gradiné à flanc de colline, dénommé le theatron, l’endroit d’où l’on voit, qui désigne l’espace destiné aux spectateurs.  A partir de l’apparition des acteurs, sortis du cercle choral , l’érection d’une skènè a pour office d’être la maison des acteurs ; elle fait fonction de coulisses. Un proskénion s’y adosse, lieu d’apparition et de jeu des protagonistes masqués, et domine l’orchestra. Cette skènè est placée tangentiellement au cercle de l’orchestra, face aux spectateurs, selon l’axe longitudinal, en fond du proskénion. C’est donc la décoration de la face de cette skènè qui donne naissance à la skènègraphia, puisque Aristote attribue à Sophocle la paternité de cette pratique. La simple tente deviendra une baraque en bois, puis un édifice de pierre.

 

La traduction courante de skènègraphia par décors peints, et par extension, décoration théâtrale, ou décoration scénique donne au terme sa signification théâtrale. Quelle est la nature de cette décoration, de cette ornementation chez les grecs ? Puisqu’il s’agit de peinture, s’agit-il  d’une  vue en élévation ou d’une vue en perspective ? Bien des interrogations demeurent car la façade de la scène, ce qui sera appelé en latin Frons scaenae, devient de plus en plus architecturée au fur et à mesure que l’édifice de pierre se substitue à la baraque de toile. La Frons scaenae du Théâtre romain d’Orange en témoigne, comme d’autres théâtres comme celui d’Aspendos, ou encore le Teatro Olimpico de Vicence de l’architecte Palladio construit à la fin du XVI ème siècle en Italie, « à la manière des grecs ».

 

La variante latine scaenographia, tout en conservant son sens théâtral, lui attribue une signification essentiellement architecturale. C’est, selon Vitruve, pour un architecte, l’une des trois méthodes de dessin d’un édifice. L’ichnographia est une vue en plan, l’orthographia, une vue en élévation, la scaenographia, une vue en perspective, ou vue d’aspect. La maîtrise de la scénographie est le signe distinctif de la qualité d’architecte. Le terme de scenographia est parfois assimilé à celui de sciographia, qui désigne une coupe architecturale en perspective.

 

L’italien scenografia a conservé la tradition de cette double étymologie - décoration théâtrale et perspective architecturale - pour désigner un décor figuratif en perspective accentuée, tandis qu’en France les termes de décor et de décoration s’imposaient au théâtre à partir du XVIIème siècle, se substituant à celui de scénographie, peu usité.

 

Décor, décoration, dispositif scénique, espace

 

L’étymologie de décor est intéressante : elle est latine et provient du verbe decere qui signifie convenir , être convenable. Decens veut dire convenable, séant, décent. Decor est ce qui convient. Par extension, le mot désigne l’ornement scénique, désigné par le terme decoratio. L’expression se trouve chez Lucrèce qui parle des scenai decores, des ornements de la scène. Au XVIIIème siècle Restif de la Bretonne appellera de ses vœux la décence des décors au théâtre : cela ne comporte aucune préoccupation morale, mais exprime le souhait de voir les décors accordés à l’action. Le décor est donc ce qui donne les traits qui conviennent à la scène. Il est donc possible de dire que la fonction du décor est de caractériser une scène. Il existe en latin un autre terme ornatus dont on relèvera qu’il signifie d’abord un appareil, un attirail, un équipement, un outillage avant de désigner une parure, un apparat, un ornement, une décoration. Ce terme renvoie à l’idée de style, de beauté, d’embellissement. L’art oratoire, la rhétorique, la musique, la peinture, l’architecture usent de l’ornement pour se caractériser et aiguiser leur expressivité.

 

Le fait de considérer dans un sens contemporain le décor comme un matériel scénique en charge de caractériser un espace entre en résonance avec l’étymologie. En particulier, le binôme originel appareil/apparat, décor/décoration, équipement/ornement doit retenir l’attention quant à la double réalité du décor et de la décoration.. D’ailleurs la langue théâtrale du XIX ème distinguera les deux termes en faisant du premier (décor) un terme technique et matériel, réservé aux machinistes, et du deuxième (décoration) un terme ensemblier, à résonance esthétique. Cela peut expliquer deux choses : d’une part, la raison pour laquelle le terme de décoration est tombé en désuétude au théâtre au XX ème siècle dans la mesure où les valeurs esthétiques qu’il impliquait (enjolivement, valeur descriptive, superficialité, fausseté, trompe l’œil) ont été rejetées ; d’autre part la raison pour laquelle le terme de décor a survécu après une période de purgatoire – dans la mesure où il était confondu avec décoration - . Toute scénographie implique un décor, et le décor n’est qu’un élément  -éventuel – d’une scénographie. Les termes de dispositif scénique ou de construction se substituent parfois à celui de décor pour ceux qui sont encore réfractaires à son emploi. Il est à noter que le terme d’espace devient d’usage assez courant pour désigner ce qui l’était auparavant par celui de décor.

 

Ces évolutions s’expliquent aussi par un fait technique. Le décor et la décoration ont été longtemps associés à la peinture et à son efficacité illusionniste. En rupture avec cette technique, la scénographie contemporaine est allée chercher ses procédés du côté des arts du volume tridimensionnel, privilégiant un esprit de construction, constructiviste même.

 

Scène, théâtre

 

On l’a vu : la skènè grecque n’est en rien l’aire de jeu, qui est constitué d’une part par l’orchestra et d’autre part par le proskénion. En latin, le proskénion devient le proscenium , dénommé également pulpitum (pupitre, estrade).

 

Le moyen-âge parlera de hourdement, d’échaffaut. A l’âge classique, le terme théâtre va désigner l’aire de jeu, appelé aussi scène. A partir du XVIIème siècle le terme de scène peut également désigner la décoration (la scène représente un palais; la scène change à vue, en sont des exemples). En Italie, cet usage du mot scène pour désigner le décor est encore répandu de nos jours. A partir du XVIII ème siècle, le mot théâtre va désigner l’édifice.

 

Pour conclure cette exploration étymologique, le terme de scénographie au sens classique renvoie aux définitions suivantes en France à la fin du XIX ème siècle et au début du XX ème siècle. En premier lieu, il est considéré comme un terme  de peinture et désigne l’art qui consiste à dessiner les édifices, les sites, les villes, etc. en perspective, c'est-à-dire avec les diminutions et les raccourcissements que la perspective y apporte, par opposition à ichnographie et orthographie, qui sont des plans purement géométriques, où la perspective n'est pas observée. En second lieu , il désigne plus particulièrement l’art de peindre les décorations scéniques ; les mots décor et décoration étant les termes usuels en la matière. En troisième lieu, le terme désigne les représentations mêmes, les objets représentés (on parlera de la scénographie d'un palais). En quatrième lieu, c’est un. terme de maçonnerie dont l’origine remonte au XVI ème siècle : c’est l’art de représenter un édifice en relief, par ce qu'on appelle aussi un modèle.»

 

Définition contemporaine

Marcel Freydefont

 

« Au XX ème siècle, et notamment à partir des années 1960 en Europe, le terme resurgit en prenant un sens théâtral rénové pour désigner l’interaction effective entre la mise en forme d’un lieu de représentation – scène et salle comprises – engageant la question architecturale et constructive -, et la mise en forme de la représentation du lieu de l’action, - engageant le rapport à la dramaturgie et la régie - . Il a été employé pour s’opposer aux termes de décor et de décoration. Dès le début du XX ème siècle, nombre de metteurs en scène se sont opposés à la notion et à la fonction de décor. Copeau exigeait de renoncer à l’idée de décor. Pour Meyerhold, le mot de décor ne signifiait plus rien. Pour apprécier le chemin parcouru en vingt-cinq ans, on peut se référer à ce qu’écrivait par exemple l’auteur dramatique Gustave Coquiot en 1906   qui range le décor au rang d’un « simple accessoire » tout en soulignant son importance en ce qu’il peut compter pour beaucoup dans le succès d’une pièce : « Un beau décor doit produire tout son effet, dès le lever de rideau (…) Car dès que la première réplique est lancée, le décor doit passer au second plan et il ne doit plus compter que comme cadre ». Sa fonction est illustrative : il illustre la pièce comme un dessin illustre un livre, en prenant à son compte la représentation du lieu de l’action. Coquiot se situe dans le fil de la conviction exprimée par Louis Charpentier déjà citée: « On ne peut me transporter dans le lieu de l’action qu’à l’aide des décorations ». Le peintre-décorateur  Walter-René Fuerst rappelle en 1925 cette tradition du décor et de la décoration pour la dénoncer : « …la peinture au théâtre ne répond plus à notre conception de la mise en scène. Le décor pictural n’est en somme, qu’une survivance néfaste du vieux décor de mélodrame du théâtre italien et du théâtre romantique (…) Avec notre nouvelle conception du théâtre, nous voulons que la représentation soit une œuvre symphonique dont tous les facteurs – la parole, le geste, le mouvement, la musique, les costumes, le décor, les couleurs, la lumière, le moindre accessoire – se soumettent à la même volonté de réalisation et concourent de la sorte à l’unité scénique ». Il prend acte de ce fait des réformes scéniques effectuées par des personnalités comme Adolphe Appia, Edward Gordon Craig, Vsevolod Meyerhold, Jacques Copeau, Erwin Piscator qui condamnaient l’usage de la toile peinte, préconisaient d’abandonner toute visée illustrative et descriptive, qui refusaient le réalisme et le naturalisme au profit d’une unité scénique en harmonie avec la pensée du poète et le cœur du drame.

 

La scénographie a pu être définie dans les années 1960-1970 comme « une dramaturgie de l’espace » (Jean Herrmann) ou comme « l’invention de formes nouvelles et leur intégration dans le complexe scénique », « orchestration spatiale du spectacle », « une sémiographie »  (Jacques Poliéri)

 

Ce renouvellement de la conception spatiale au théâtre est fondé sur la remise en cause d’une part de la perspective classique et d’autre part de la fonction figurative et illustrative du décor (fondée sur des procédés picturaux), mettant en jeu la totalité de l’espace théâtral, scène et salle compris, dans le cadre d’une émancipation de la représentation vis à vis du texte simultanément à l’émergence de la mise en scène définie comme acte artistique premier au théâtre.

 

Il convient d’ajouter à cela ce qu’il est convenu d’appeler l’élargissement de la scénographie, c’est-à-dire l’extension de la pratique scénographique à d’autres domaines que celui du spectacle, à d’autres « pratiques artistiques liées à une notion élargie du spectacle. Scénographie du spectaculaire étendu aux environnements, aux arts plastiques,… »  . Par exemple, la scénographie d’exposition est aujourd’hui une pratique reconnue. Il faut ajouter que cet élargissement ne signifie pas un effacement de l’origine théâtrale.»

 

Trois définitions récentes synthétisent cette conception contemporaine de la scénographie :

 

Luc Boucris, Guy-Claude François:

 

« La scénographie peut se définir comme l’art de la mise en forme de l’espace de représentation. De la conception d’un décor pour une mise en scène donnée à celle d’un lieu de spectacle, en passant par l’aménagement de tout un espace pour un spectacle, l’intervention du scénographe peut prendre des formes et une importance extrêmement divers. A travers son origine historique, ce terme souligne la nécessité d’un travail d’invention conceptuel permettant de penser l’espace »

 

 Dictionnaire encyclopédique du théâtre, Editions Bordas, Paris, 1995

 

Marcel Freydefont :

 

 « Rendre l’espace actif et même acteur, définir un point de vue signifiant sur le monde, élaborer des dispositifs et des lieux scéniques qui en assurent la mise en œuvre, assurer un travail réfléchi de découpage de l’espace, du temps de l’action, conférer une valeur poétique à un cadre scénique approprié au drame représenté, telles sont les caractéristiques du travail scénographique ».

 

Dictionnaire encyclopédique du théâtre, Editions Bordas, Paris, 1995.

 

Daniel Jeanneteau :

 

« Elle [la scénographie] est indissociable de l’œuvre à l’avènement de laquelle elle participe, et n’a pas d’existence en dehors du temps de la représentation, ni séparément de la lumière, des présences vivantes, de l’architecture des corps, de leur placement, de leurs mouvements, des distances, des bruits. Le décor n’y occupe qu’une place à mon sens nécessairement en retrait. Il propose, il induit, il contient : il n’est à mon avis qu’un aspect de la scénographie ».

 

A propos de ‘l’Atelier Tintagiles’, 1996

 

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