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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 07:36

La scénographe Athéna-Hélène Stourna soutient sa thèse en Arts du spectacle le lundi 28 juin à 14 heures à Paris à l’Université de la Sorbonne-Nouvelle, Paris III. La thèse est  intitulée « La cuisine et la scène: représentations et convivialités au théâtre, du 20e siècle à aujourd’hui ». Elle est  dirigée par Béatrice Picon-Vallin.

 

La liaison de la nourriture, de la boisson et du spectaculaire caractérise le théâtre depuis l’antiquité. La présente étude questionne cette relation à partir de la naissance officielle de la mise en scène en France, à la fin du 19e siècle et jusqu’à aujourd’hui. Le point de départ et de repère est la France, pays qui a vu naître et a accueilli toutes les grandes évolutions du théâtre moderne et de la gastronomie. Au fur et à mesure, le champ géographique s’élargit pour inclure d’autres pays européens (Russie, Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Grèce) ainsi que les pays de l’Amérique du Sud (Venezuela, Colombie) et les États-Unis. Des pièces, des mises en scène et des performances, qui mettent en avant l’alimentation et la cuisine en tant que pratique d’art ou en tant que lieu, sont réunies et analysées. Quatre axes de la pratique théâtrale sont suivis : la dramaturgie, la mise en scène, la scénographie et le jeu de l’acteur.

 

Le jury est composé des personnalités suivantes:

Georges Banu, Professeur d'Etudes Théâtrales, Université de la Sorbonne-Nouvelle, Paris III

Bernadette Bost, Professeur d'Etudes Théâtrales, Université Lumière Lyon II

Jean-Pierre Corbeau, Professeur de Sociologie, Université François Rabelais, Tours

Pamela Howard, Professeur Emérite, University of the Arts London

Béatrice Picon-Vallin, Directrice de recherche, CNRS-ARIAS

 

Université de la Sorbonne-Nouvelle , Salle Las Vergnas, 3e étage,

13 rue Santeuil, Paris 5e, Métro: Censier-Daubenton.

Un pot suivra à l'Hôtel Ve Acte Paris, 55 rue Monge, Paris 5e.

 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 10:23

En 1995, Patrice Chéreau met en scène Don Giovanni de Mozart à Salzbourg et, pour la troisième fois, la pièce de Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton, où Pascal Greggory et lui-même tiennent les rôles des deux protagonistes. Au travers des répétitions, de la tournée et des réflexions du metteur en scène, Stéphane Metge filme une leçon de théâtre à la fois concrète et philosophique.

Le Centre national du Théâtre et le Centre National de la Cinématographie, avec le soutien de la DDAI, éditent depuis 2001 une collection de livrets pédagogiques pour accompagner une sélection de documents audiovisuels relatifs au théâtre. Le film de Stéphane Metge fait l'objet d'u livret pédagogique.

Ces livrets, très complets, sont élaborés par des universitaires, des chercheurs, des journalistes. Ils s'adressent à tous ceux qui mènent une action culturelle en contact direct avec le public au sein de lieux de spectacles, d'établissements scolaires, de bibliothèques publiques, de lieux de formation ou encore d'écoles d'art et de festivals...

Ce projet s'inscrit dans la mission de transmission et de valorisation du patrimoine audiovisuel théâtral du CnT.

Ces livrets sont téléchargeables sur le site du CnT http://www.cnt.asso.fr

ou peuvent être envoyés sur demande à accueil@cnt.asso.fr

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:50

Colloque interdisciplinaire international

21-22 octobre 2010

Auditorium Colbert, Institut National d'Histoire de l'Art

Grand Auditorium de la Bibliothèque nationale de France

Sous la direction de Béatrice Picon-Vallin et Martial Poirson

Annonce et appel à contribution

La France est une des rares grandes nations de tradition théâtrale à ne pas s'être dotée d'un musée du spectacle, en dépit de la richesse de son patrimoine et de l'ancienneté de ses collections. Cette « exception française », dont il n'y a pas lieu de s'enorgueillir, s'explique en partie par la défiance du milieu théâtral lui-même envers toute forme de patrimonialisation d'un art considéré comme vivant, en partie par l'absence de volonté politique et de relais institutionnel à ce type de projet ambitieux. Alors que la plupart des nations de théâtre se sont dotées, parfois depuis très longtemps, d'institutions de ce type (Russie, Suède, Allemagne, Pologne, Italie, Japon, Allemagne, Etats-Unis…), cette spécificité française a tout lieu d'être interrogée aujourd'hui.

C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de réunir chercheurs, professionnels de la conservation du patrimoine et praticiens du plateau, dans le dessein de mener une réflexion conjointe, tout en ménageant des conceptions, voire des convictions divergentes. Comédie-Française et Opéra de Paris ont longtemps eu un rôle moteur dans cette patrimonialisation du spectacle vivant. Aujourd'hui, ce devoir de mémoire envers l'éphémère du spectacle est devenu en France une préoccupation croissante au sein des théâtres et des compagnies, dont les enjeux politiques n'échapperont à personne. À l'heure où certains pays renoncent à une telle exigence (fermeture du Theatre Museum of London), elle apparaît pourtant plus que jamais nécessaire, tant du point de vue de l'identité des métiers du spectacle en crise que de la reconfiguration en cours des publics et de leur rapport au spectacle.

Il s'agira de chercher à comprendre, à la lumière de l'histoire du théâtre et des travaux récents en anthropologie, comment conserver à un objet scénique son efficacité symbolique particulière tout en lui offrant une seconde vie, après le spectacle, par son exposition, qu'elle soit temporaire ou permanente, dans un lieu de conservation soustrait aux exigences et à l'urgence de la création artistique. À la faveur de la révolution en cours dans le rapport au patrimoine, on s'interrogera aussi sur les points suivants : quelle contribution essentielle les techniques de mise en scène et de scénographie modernes peuvent apporter aux modes de conservation et de valorisation du patrimoine théâtral ; quelles articulations nouvelles sont envisageables entre pratiques artistiques, discours d'expertise et savoir-faire en matière de conservation…

Dans la lignée de travaux issus d'une réflexion sur les rapports entre mémoire, patrimoine et spectacle vivant[1], ce colloque interdisciplinaire et international a pour objectif d'interroger, non pas tant la légitimité de la création d'une telle institution de conservation, dont le principe peut désormais être considéré comme acquis, que les conditions pratiques et matérielles de sa mise en oeuvre.

Trois aspects principaux mobiliseront l'attention :

- La constitution historique des collections, des fonds d'archives et des traces des spectacles, source de l'institutionnalisation d'une mémoire sélective de l'histoire de la scène dans les musées du théâtre qu'il conviendra d'interroger, de contester, voire de compléter. L'histoire déjà ancienne de nombreux musées du théâtre russes nous semble de ce point de vue une source de questionnement féconde et utile. On cherchera à identifier la genèse (théâtres, artistes, compagnies, collectionneurs privés) et la nature de ces collections complètes ou incomplètes, parfois dispersées.

- Le traitement existant des collections par les musées : il s'agira de présenter et d'analyser les modes de valorisation des archives, des oeuvres et des objets rassemblés qui sont, le plus souvent, fragiles et facilement altérables, les liens crées par ces musées avec les publics. On confrontera à cette occasion les institutions de valorisation de la mémoire théâtrale à d'autres pratiques, savoirs et savoirs-faires muséographiques, en particulier, dans le domaine de l'anthropologie culturelle.

- L'exploitation possible de ces ressources grâce aux nouvelles technologies : on s'interrogera sur les interactions à inventer entre histoire du théâtre, travail de création, recherche de communication avec les publics, en mobilisant les ressources de l'audiovisuel, de l'informatique et des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication). On proposera de nouveaux modèles d'exposition et d'exploitation des fonds, afin d'impliquer davantage ces publics dans les processus de valorisation, d'actualisation de la mémoire théâtrale, nécessaire à la création et à la réception des oeuvres nouvelles.

Comité scientifique : Marcel Bozonnet (metteur en scène, ancien Administrateur général de la Comédie-Française) ; Joël Huthwohl (Directeur du département des Arts du spectacle de la BnF) ; Béatrice Picon-Vallin (Directrice de recherche ARIAS-CNRS) ; Martial Poirson (Maître de conférence de l'Université Stendhal-Grenoble III et membre de l'UMR LIRE-CNRS), Agathe Sanjuan (Conservatrice-archiviste de la Bibliothèque-Musée de la Comédie-Française) ; Anatoli Smelianski (Recteur du Studio -Ecole du Théâtre d'Art de Moscou) ; Pierre Vidal (Conservateur-archiviste de la Bibliothèque-Musée de l'Opéra de Paris) ; Jean-Pierre Vincent (metteur en scène).


Prière de faire parvenir les propositions de communication, comprenant un titre, une page de présentation et votre affiliation institutionnelle, avant le 28 février 2010 à Béatrice Picon-Vallin (picon-vallin@ivry.cnrs.fr) et Martial Poirson (martial.poirson@yahoo.fr).





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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 10:39

Le Grand T Scène conventionnée Loire-Atlantique 
Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes

Maquette de plantation du décor des Fourberies de Scapin, Fredy Porras scénographe

 

Séminaire  de recherche GERSA

Groupe d’étude et de recherche scénologique en architecture/BRAUP
Cycle de formation supérieure Scénographe DPEA

 

Changements de décors

Métamorphose scénique au théâtre, en danse et à l’opéra :

toiles peintes, châssis, trucs, praticables et autres pratiques aujourd’hui


2009-2010

Le Groupe d’étude et de recherche scénologique en architecture (GERSA) de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes organise un séminaire de recherche dans le cadre de son programme pluriannuel 2006-2010, habilité par le BRAUP/Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère à la Direction de l’architecture et du patrimoine, ministère de la culture et de la communication. Il s’agit d’appréhender la pratique théâtrale à travers la question de la scénographie, et plus particulièrement de se concentrer sur la métamorphose de l’image scénique avec la pratique du changement de décor. Initié en 2006-2007, ce séminaire se poursuit pour la quatrième saison consécutive, en coréalisation entre l’Ensan et le Grand T. Les rencontres avec les scénographes invités s’appuient en partie sur des spectacles programmés au Grand T, à Angers Nantes Opéra, au Théâtre Universitaire de Nantes, à Onyx à St-Herblain. Elles sont destinées aux étudiants du cycle spécialisé Scénographe DPEA de l’Ensan, aux élèves des classes d’art dramatique du Conservatoire de Nantes, aux élèves régisseurs du DMA Lumière et son du Lycée Guist’Hau, aux techniciens en formation professionnelle de STAFF/Spectacle et Technique Association Française de Formation, ainsi qu’aux élèves des classes théâtre ou de design d’espace dans les Lycées. Elles sont ouvertes également à un public plus large, sur inscription, et dans la limite des places disponibles. Cette initiative participe de la mise en place à Nantes d’un Pôle de Liaison et d’Echange pour la Formation aux Arts de la Scène [PôleFas].

 

Rencontres animées par Marcel Freydefont, enseignant, responsable du  Département Scénographie Ensan, Avec la participation de Bruno Suner, enseignant DPEA Scénographe (Gersa), Philippe Lacroix, enseignant DPEA Scénographe, (Gersa), Véronique Lemaire, doctorante à l’Université catholique de Louvain la Neuve, (associée au Gersa), Luc Boucris, professeur d’études théâtrales à l’Université Stendhal, Grenoble 3,(associé au Gersa), Danièle Pauly, professeur à l’Ensa Paris Val de Seine (associée au Gersa).

 

Programme 2009-2010

 

 

Emmanuel Clolus,  jeudi  8 octobre 2009, 10 h - 17 h 30, Chapelle du  GrandT

Scénographe de Wajdi Mouawad, à propos plus particulièrement des scénographies de Littoral, du 29 septembre au 3 octobre, d’Incendies, du 5 au 15 octobre, de Forêts, du 7 au 13 octobre, du Sang des promesses, trilogie  (Littoral-Incendies-Forêts) samedi 10 et 17 octobre, et de Ciels, du 5 au 9 octobre 2009 à Onyx à Saint-Herblain

 

Né en 1965. Formé à l'Ecole des Arts appliqués Olivier de Serres avant d'être l'assistant du décorateur Louis Bercut. En 1991, il travaille comme régisseur et accessoiriste au Conservatoire national d’art dramatique, où il rencontre Stanislas Nordey et débute une longue collaboration. Au théâtre : Bête de style de Pasolini (1991), La Dispute de Marivaux (1992), Tabataba de Koltès (1992), Calderon de Pasolini (1993), La Conquête du Pôle sud de Karge (1993), Pylade de Pasolini (1994), La Vraie vie d'Hector F de Nordey, Vole mon dragon de Guibert (1994), Splendid's de Genet (1995), Ciment de Müller (1995), Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare (1995) et La Noce de Wyspianski (1996). Pour 2010, il prépare Les Justes de Camus. A l'opéra, pour Pierrot lunaire de Schoenberg et Le Rossignol de Stravinsky au Théâtre du Châtelet (1997), Le Grand Macabre de Ligeti et Trois Soeurs de Eötvös en Hollande (1998), Kopernikus de Duvivier et Héloïse et Abélard de Essyad à l'Opéra du Rhin et au Théâtre du Châtelet. Au Festival d'Aix-en- Provence en 2002, il a réalisé les décors de la création mondiale Le Balcon de Eötvös. Parallèlement, il travaille régulièrement avec le metteur en scène Frédéric Fisbach (Forever Valley de Pesson, Bérénice de Racine, en 2001, Les Paravents de Genet, en  2002, Agrippine de Haendel, en 2003, Kyrielle du sentiment des choses de Roubaud et Sarhan en 2003). Depuis 2006, il collabore avec Wajdi Mouawad, pour Forêts, puis pour le Festival d’Avignon Ciels, et le Sang des promesses (Littoral- Incendie- Forêts), coproduit et présenté au Grand T.

 

Philippe Marioge, jeudi 10 décembre 2010, 10 h - 17 h 30,  Ensan 6 quai François Mitterand

Scénographe de Stuart Seide, à propos notamment de la scénographie de  Alice et cetera de Dario Fo et Franca Rame, du 1er au 4 décembre 2009 au Grand T

Scénographe de Jacques Nichet, à propos notamment de la scénographie La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, du 25 au 29 janvier 2009 au Grand T

 

Né en 1943. Architecte de formation, il a bénéficié en 1968 à la fin de son cycle d’études d’une spécialisation nouvellement créée en scénographie. Il obtient son diplôme d’architecte en 1969 en réalisant une étude méthodologique sur le rapport scène-salle aboutissant à la création d’un dispositif scénographique mobile au Théâtre de l’Epée de Bois, utilisé par Arrabal. Il intègre le Théâtre de l’Aquarium en 1973 et participe à trois créations collectives, en 1973 Gob ou le journal d'un homme normal, mise en scène de Didier Bezace, en 1974 Tu ne voleras point, mise en scène de Jacques Nichet, en 1976 La jeune lune tient la vieille lune toute une nuit dans ses bras. Il continue par la suite à travailler avec Didier Bezace (L'École des femmes de Molière en 2001 dans la cour d’Honneur du Palais des Papes en Avignon), Jacques Nichet (La Ménagerie de verre de Tennessee William en 2009, présenté au Grand T). En 1988, il collabore avec Jean-Marie Patte (Votre grand-mère qui vous aime d'après la Comtesse de Ségur), collaboration qui se poursuit (Écrire | Roma de Duras en 2005). Depuis 1991, il travaille également régulièrement avec Valère Novarina. En 2002, il conçoit la scénographie de Platonov de Tchékhov pour Eric Lacascade en Avignon. Avec Stuart Seide, il fait Alice et cetera de Franca Rame en 2008, présenté au Grand T, et en 2009 Mary Stuart de Friedrich von Schiller.

 

Jean Haas, avec François Devineau, jeudi 21 janvier 2010, 10 h - 17 h 30, Chapelle du  Grand T

Scénographe de Jean-Louis Benoit, à propos notamment de la scénographie de La Nuit des rois de William Shakespeare, donné du 13 au 21 janvier 2009 au Grand T

 

Né en 1947. Jean Haas a débuté comme graphiste au Théâtre national de Strasbourg, avant de se consacrer à la scénographie sous la direction de nombreux metteurs en scène dont Hans Peter Cloos (avec lequel il a débuté au théâtre en 1978 pour Susn de Herbert Achternbusch), Jean-Pierre Vincent, Michel Deutsch, Didier Bezace (depuis 1986), Jean-Louis Benoît, Jacques Nichet, Claude Régy, Bernard Sobel et Jean-Louis Thamin. En 2004, il a conçu une scénographie remarquée pour Bartleby de Herman Melville dans une mise en scène de David Géry, spectacle présenté au Théâtre universitaire à Nantes. Il a également travaillé pour la scénographie d’expositions (Cité des Sciences et de l’Industrie, Centre Pompidou, Centenaire de l’Orchestre National de Lyon…), les défilés de mode (Jean-Louis Scherrer, Ungaro, Ted Lapidus) et les spectacles musicaux (Johnny Halliday, Barbara, Jacques Higelin, Francis Cabrel, Michel Berger et France Gall). Il a obtenu en 2005 le Prix de la critique pour la scénographie de Avis aux intéressés de Daniel Keene, mis en scène par Didier Bezace au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers.

 

François Devineau est le directeur de la Société François Devineau, atelier de construction de décors créé en 1985 et implanté au Blanc-Mesnil.

 

Gilone Brun, jeudi 8 avril 2010, 10 h - 17 h 30, Chapelle du Grand T

Scénographe, metteur en scène, créatrice de costumes. Après une formation à l’Ecole d’architecture de Lyon et à l’Ecole de théâtre de Prague, elle réalise à partir de 1978 plus d’une centaine de créations de scénographies et de costumes auprès de nombreux metteurs en scène, parmi lesquels Pierre-Etienne Heymann, Maurice Bénichou, André Delvaux, Eric Lacascade et Guy Alloucherie, François Joxe, Jean-Michel Coulon, Jean-Marc Bourg, Clyde Chabot. Elle collabore également pour le lyrique à l’Opéra de Paris et au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles, pour le cirque avec Archaos, et réalise des expositions temporaires et permanentes au Centre Georges Pompidou et à la Cité des sciences de La Villette. En 1994, elle fonde la Compagnie Epreuve d’Artiste et met en scène avec Claude Buchvald, Vous qui habitez le temps de Valère Novarina. Elle met en scène Les Baigneuses de Daniel Lemahieu et crée Gaïa un spectacle pour enfants. Elle collabore avec Michel Vinaver pour la mise en scène de deux de ses textes, Iphigénie Hôtel (2006) puis L’Ordinaire (Comédie-Française en 2009) en signant également la scénographie et les costumes. Gilone Brun est également Maître de conférences à l’Université Michel de Montaigne Bordeaux III. (Jean Chollet)

 

Daniel Lesage, jeudi 6 mai 2010, 10 h - 17 h 30 Chapelle du  Grand T

Né en 1956. Après une formation en arts plastiques et en pédagogie, il s’oriente vers le théâtre et d’investit dans différents contextes de production; au-delà de son rôle de scénographe, il participe activement à construire des structures de gestion et de création adaptées  à la singularité de chaque projet. Dans le théâtre jeune public, il est cofondateur en 1980 des Ateliers de la Colline à Seraing et y crée depuis 25 ans toutes les scénographies dont Soap, spectacles pour adolescents mise en scène de Philippe Laurent (1988), Drôles d’oiseaux, mise en scène de Mathias Simons (1990), Un petit coin tranquille, mise en scène de Simons (1992), Morgane de Michelle Allen, mise en scène de Ariane Bubhinder (1994), Si tu savais, mise en scène de Jean Lambert et Dominique Renard (2005), Têtes à claques, mise en scène de Jean Lambert (2007), spectacle présenté au Théâtre du Quai à Angers en avril 2010.

Partenaire depuis une dizaine d’années du travail de Lorent Wanson au Théâtre Epique, il crée les scénographies de Sainte-Jeanne des abattoirs de Bertolt Brecht (1998), En attendant Godot de Samuel Beckett (2000), Les Bonnes de Jean Genet (2001), Vers les étoiles, de Leonid Andreïev (2003), Africare de Lorent Wanson, création à Kinshasa en juin 2007, Un Faust de Jean Louvet (2008).

Dans le domaine du théâtre action, il travaille au Théâtre de la Communauté à Seraing également depuis 1979 et participe à la direction du théâtre ; il y crée plus de quarante scénographies dont Combien coûte le fer de Brecht mise en scène de Jean Lambert (1996), Et si demain j’étais le même ? mise en scène de Henri Pirotte (1990), Rush mise en scène de Jean Lambert, Villarosa mise en scène de Claire Vienne (1996), Opéra de Campagne mise en scène de Claire Vienne, coproduction avec le Créham (centre créatif pour personnes handicapées), Chez nous mise en scène de Pierre Dorzée, spectacle créé avec le SEF (centre d’accueil pour personnes sans logis), Marie mise en scène de Claire Vienne, spectacle créé en collaboration avec le CPAS de Liège, Respirer mise en scène par Claire Vienne 2008.

Il travaille avec différents autres metteurs en scène comme Frédéric Dussenne, Jean Hurstel, Max Parfondry, Richard Kalisch, Nzey Van Musala, Riad Massouari, Etienne Guichard. Il a créé plusieurs scénographies d’expositions,  de scénographies pour la RTBF (Hommage à Brassens) et participe en tant que consultant  à des projets de scénographie d’équipement  de théâtres et centres culturels, collaborant avec les ateliers d‘architecture Baumans-Deffet et Daniel Dethier. Il enseigne à l’Institut supérieur des Beaux-arts Saint-Luc (Liège) depuis 1981 et au Centre d’études théâtrales de l’Université catholique de Louvain la Neuve.

                                                                                  

Fredy Porras, jeudi 27 mai 2010, 10 h -17 h 30 Chapelle du  GrandT

Scénographe de Omar Porras, à propos notamment de la scénographie des  Fourberies de Scapin, de Molière, donné du 25 mai au 4 juin 2009 au Grand T

 

Né à Bogota en 1964. Après une formation comme plasticien à la Faculté des Arts de l’Université nationale de Bogotà, il initie son parcours au théâtre comme comédien au Teatro Libre de Bogotà. A son arrivée à Genève, en 1992, il entreprend un perfectionnement à l’Ecole Supérieure des Arts Visuels (ESAV) dans la section « Medias Mixtes ». Depuis, il réalise de nombreuse interventions telles que performances, installations, vidéos, comme Murmures, présenté à l’Espace Faits Divers à Genève (1995) et quelques mises en scène : Hors Cadre, d’après Jacques le Fataliste de Diderot (1997), Plaine de Balayeuses (2002), La Preuve du Contraire, d’Olivier Chiachiari (2003), Opéra Adon (2008) et Nuit d’Eveil (2009)

Depuis 1992, il collabore avec son frère Omar Porras à la création de l’univers visuel de la compagnie Teatro Malandro, en tant que scénographe, facteur de masques, comédien et costumier pour différentes productions : La tragique histoire du docteur Faust de Marlowe (1992), Ubu Roi de Jarry (1993), La visite de la vieille dame de Dürrenmatt (1993, 2003), Othello de Shakespeare (1995), les Bacchantes (2001), Ay QuiXote (2002), l’Histoire du Soldat de Stravinsky et Ramuz (2003), Don Perlimplin (2004), d'après Les amours de don Perlimplin avec Bélise en son jardin de Federico Garcia Lorca, El Don Juan (2005), d'après Tirso de Molina. Il signe également la scénographie de L’Elisir d’Amore, de Donizetti à l’Opéra de Nancy (2006), du Barbier de Séville, de Paisiello, à l’Opéra de la Monnaie-Bruxelles (2006), Don Pedro et le Commandeur de Lope de Vega à la Comédie-Française (2006), La Flûte Enchantée de Mozart au Grand Théâtre de Genève(2007), et enfin Les Fourberies de Scapin de Molière (2009), présenté au Grand T où le Teatro Malandro est régulièrement invité. Il collabore également avec l’artiste belge WaynTraub. Il réalise les décors, costumes et accessoires de Jean-Baptiste (2004), décor pour Le Come Back de Jean-Baptiste (2005), accessoires pour le projet  Arkiologie (2007), scénographie et accessoires pour NQZC (2007).

 

Pierre-André Weitz, date à définir en 2010, 10 h -17 h 30 Chapelle du  GrandT

Après des études instrumentales, Pierre-André Weitz suit des études d’art lyrique au Conservatoire de Strasbourg parallèlement à ses études d’architecture, et il travaille aujourd’hui comme chanteur lyrique. Architecte diplômé, après avoir été assistant décorateur de Marie-Hélène Butel et de Gilone Brun, il  travaille comme scénographe avec Pierre-Etienne Heymann, François Rancillac, François Berreur. Scénographe, créateur de costumes, maquilleur, il travaille régulièrement à partir de 1993 avec Olivier Py au théâtre (Les Aventures de Paco Goliard en 1992, les Drôles d’Elisabeth Mazev en 1993, La Servante (Histoire sans fin) en1995, La Vraie fiancée d’après les Frères Grimm, L'Orestie  d'après Eschyle en 2008), et à l’opéra. Ainsi pour Tristan et Isolde de Wagner qui a été donné en mai 2009 à Angers et à Nantes, et en juin à Dijon. Il travaille aussi régulièrement avec le metteur en scène Jean-Michel Rabeux depuis 2000 (Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare en 2006), avec Sylvie Reteuna (Le Schizo et les langues d'après Louis Wolfson en 2007), Karelle Prugnaud ( La nuit des feux d'Eugène Durif en 2007). Il enseigne la scénographie à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg.

 

Equipe de recherche du GERSA :

 

Enseignants de l’Ensan :

Marcel Freydefont, Bruno Suner, Laurent Lescop, Philippe Lacroix, Alain Chassagnoux

 

Collaborations scientifiques extérieures à l’Ensan :

Luc Boucris, (Université Stendhal, Grenoble 3),  Eric Monin, (Ensap de Lille), Philippe Chaudoir (Institut d’Urbanisme de Lyon 2), Maud Le Floch (Polau Tours), Marion Lyonnais (Scénographe DPEA, doctorante en Etudes théâtrales à l’Université Paul-Valéry à Montpellier), Véronique Lemaire (doctorante à l’Université catholique de Louvain la Neuve), Patrick Vindimian (scénographe, chercheur associé), Danièle Pauly, professeur à l’Ensa Paris Val de Seine.

 

Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes (Ensan)

Établissement public national d'enseignement supérieur et de recherche

Ministère de la Culture et de la Communication

Directeur général : Philippe Bataille

Département scénographie

Marcel Freydefont

Responsable scientifique

33(0)6 82 39 73 83  freydefont.marcel@numericable.fr

Coordonnées :

Adresse administrative et postale :

École nationale supérieure d'architecture de Nantes

6 quai François Mitterrand

BP 16202  

44262 Nantes cedex 2

Tél. : 02 40 16 01 21 Fax : 02 40 59 16 70

Email : ensan@nantes.archi.fr

Site web : http://www.nantes.archi.fr

 

Le Grand T

Scène conventionnée Loire-Atlantique

Subventionnée par le Conseil Général de Loire-Atlantique,

Avec le concours du ministère de la Culture-DRAC des Pays de la Loire, la participation de la Ville de Nantes et du Conseil Régional des Pays de la Loire

Directeur général : Philippe Coutant

Administrateur : Alain Anglaret

Directrice de la communication : Valérie Contet

Directeur technique : Sylvain Le Dauphin

Responsable de relations avec le public: Fabienne Pollet

Adresse de la Direction-Administration-Communication et relations avec le public

68, rue du Général Buat

 

Adresse de la Chapelle :

84 rue du Général Buat

Standard : 02 28 24 28 24

Site web : www.legrandT.fr

 

 

 

 

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 08:41

Un des faits notables en France est le développement actuel de la recherche universitaire dans le domaine spécifique de la scénographie le plus souvent au sein des études théâtrales et en arts du spectacle, mais aussi dans les écoles d'architecture. Ce mouvement  amorcé depuis une dizaine d'années associe des universitaires et des professionnels qui s'engagent dans la voie universitaire. Bref aperçu, non exhaustif, sur ce sujet important.

Les études théâtrales se sont fortement développées à l'université en France depuis la fin des années 1960 à Paris, Lyon, Aix-en-Provence, Bordeaux, Rennes, Montpellier, Grenoble, Amiens par exemple. Le coeur de ce développement a été l'essor des études sur la mise en scène et sur l'acteur, au delà des seules études sur la littérature dramatique. Ainsi d'innombrables mémoires de maîtrise, de Diplômes d'études approfondies (DEA), et de de nombreuses thèses doctorales ont été soutenus dans ce contexte. La scénographie n'y représente qu'une faible part des sujets traités, sauf de façon incidente.

Denis Bablet, André Königson, Jean Jacquot, Odette Aslan, Anne Ubersfeld ont donné le signal de départ au début des années 1960 des études sur le décor, la scénographie, l'espace théâtral, le lieu scénique conduisant à la création au CNRS d'un laboratoire dédié à l'étude des pratiques théâtrales. La thèse soutenue par Luc Boucris en1987 La montée du scénographe, sous la direction d'André Veinstein (qui a initié dans les années 1950 l'intérêt universitaire pour l'étude de la mise en scène) marque significativement par son titre le développement de travaux universitaires spécifiquement dédiés à la scénographie. Cette thèse a donné naissance à un ouvrage de référence  publié par la Librairie théâtrale en 1993 L'espace en scène . La thèse soutenue en 1998 par Gilone Brun, scénographe et metteur en scène, sous la direction de Patrice Pavis Réflexions sur une pratique scénographique ouvre une autre voie de recherche, puisque le corpus étudié par Gilone Brun est celui de sa propre création scénographique.  Scénographie, un acte théâtral, thèse soutenue par Marc-André Risacher également en 1998 est un autre exemple de cet intérêt universitaire pour la scénographie, venant de personnes liées au milieu professionnel. 

Les thèses soutenues avec succès en 2002 par Chantal Guinebault-Slamowicz, Scénographie, frontalités et découvertes dans le théâtre contemporain, sous la direction de Luc Boucris à Montpellier  et plus récemment par Romain Fohr sous la direction de Jean-François Dusigne Yannis Kokkos scénographe et/ou metteur en scène en 2008 à Amiens poursuivent l'exploration de cet axe de recherche.

Après avoir soutenu en 2005 un DEA Espaces féminins comme poétiques, avec pour sous titre Poéthique et poïesis entre scénographie et poésie, de l'entre deux à l'entre comme antre, dont une partie est consacrée à l'analyse de l'oeuvre de raymond Sarti, Magalie Lochon scénographe diplômée de l'Esad-TNS est actuellement doctorante. Marion Lyonnais, scénographe DPEA de l'Ensa à Nantes prépare également un doctorat dont le sujet est la scénographie d'exposition.

MF



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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 17:44

Sous l’intitulé de « Scénographie, quarante ans de création » s’est tenue à Amiens en janvier 2009 une manifestation bienvenue, consacrée à la scénographie, mettant en jeu divers partenaires et diverses actions à l’occasion de la programmation à la Maison de la culture/MCA  du spectacle « Feux », trois pièces d’August Stramm mises en scène par Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma.

Ainsi l’Académie d’Amiens a organisé un stage d’action culturelle avec Jeanneteau, artiste associé à la MCA. Ce stage a prolongé une première rencontre en Avignon à l’occasion de la création du spectacle en juillet 2008 entre Daniel Jeanneteau et quatre-vingt-dix élèves de Picardie du Lycée de Montataire, du Lycée Marie Curie de Nogent surOise, du Lycée de Chantilly dans l’Oise, du Lycée Paraclet de Bove, du Lycée de Rue dans la Somme et du Lycée Jean de la Fontaine de Château-Thierry dans l’Aisne. Le stage à Amiens en janvier avec Daniel Jeanneteau a précédé deux Journées d’études et de rencontres consacrées les 22 et 23 janvier 2009 à l’examen de quarante ans de création scénographique, journées organisées par Romain Fohr, Jean-François Dusigne et la Faculté des Arts (Théâtre, Arts plastiques) de l’Université de Picardie Jules Verne. En ville, dans les trains express régionaux et lors du colloque, des textes sur la scénographie ont été lus par les élèves du conservatoire d’art dramatique. Une exposition photographique a été présentée pour retracer les répétitions de « Feux »  à Amiens en juin, la création au Festival d’Avignon en juillet, la reprise à la Cité internationale en décembre 2008, exposition  présentée simultanément dans cinq sites, à la Maison de la culture, la Comédie de Picardie, la Faculté des arts, l’Espace Camille Claudel et dans le hall de la gare d’Amiens.  Des dessins de Daniel Jeanneteau et de Yannis Kokkos ont été exposés à la MCA. Enfin, le film de Denis Bablet (1983) « Josef Svoboda Scénographe »  a été projeté à la MCA,  suivi d’une rencontre avec Anne-Magalie Lochon et Grégoire Quenault, enseignants à l’Université de Picardie. Chaque soir de la semaine, a été représenté le spectacle  « Feux » trois pièces courtes d’August Stramm (Rudimentaire, La fiancée des landes et Forces), donnant lieu l’après-midi à des visites du décor.

Les 22 et 23 janvier, le colloque a permis d’ouvrir une discussion sur ce spectacle avec Daniel Jeanneteau, et de rassembler les communications d’Anne-Magalie Lochon (« Raymond Sarti, passeur de regard », communication suivi d’un dialogue entre Raymond Sarti et cinq élèves de l’option théâtre du Lycée Marie Curie de Nogent sur Oise avec leurs professeurs Mmes Blérot et Gobert), de Guy Freixe (« Création et projection de l’espace par l’acteur »), de Chantal Guinebault-Szlamowicz (« Cadre, cadrage et hors-cadre : les fondements de la scénographie moderne »), de Marcel Freydefont (« Quarante ans, est-ce bien son âge ? »), de Georges Banu (« Vidée, la scène vide ? »), de Catherine Naugrette (« Une scénographie de l’installation : Stifters Dinge de Heiner Goebbels »), de Luc Boucris (« La réinvention permanente »), d’Andrew Todd («La résonance de Peter Brook : un espace théâtral économe, durable et flexible »), de Jean-François Dusigne (« L’espace sous tension : la collaboration de Richard Peduzzi et Patrice Chéreau »), de Guy-Claude François (« Construire pour le temps d’un regard »), de Romain Fohr (« Yannis Kokkos, dialectiques intenses et  singulières avec Jacques Lassalle et Antoine Vitez »). Un message vidéo de Yannis Kokkos a été diffusé, où il exprime sa confiance dans l’avenir de la scénographie, au-delà de la phase délicate qu’elle connaît actuellement, marquée par un appauvrissement artistique dû non pas aux conditions économiques, ni aux scénographes, mais à certains partis-pris de la mise en scène théâtrale aujourd’hui, conduisant souvent pour Kokkos à une esthétique scénographique trash et cynique, à ce que Marcel Freydefont appelle la scénographie faussement nonchalante de « l’espace flou et du plateau-repas », à l’évidement du sens de la scène vide devenue un maigre poncif selon Georges Banu (« la scène vide vidée »), autant de signes de la désorientation qui touche aussi le rapport aux spectateurs et à la constitution d’un public, analysés avec finesse par Luc Boucris, témoignant de l’incapacité d’une partie du théâtre actuel à représenter le monde sur scène ou à se saisir du réel autrement que par la surenchère, la provocation, l’hypertrophie, l’hyperbole ou la grossièreté.

Outre ce constat, plusieurs thèmes se sont dégagés au fil des diverses interventions et discussions. Tout d’abord, l’évidence de la nécessité de l’apport spécifique (autonome mais non indépendant) de la scénographie, tant dans la composition du rapport au public (posant clairement la question de la nature du lieu de représentation et de sa configuration)  que dans la mise en forme solidaire et cohérente d’un espace destiné à accueillir une dramaturgie, une chorégraphie ou toute autre action scénique, quelque soit la forme donnée à la représentation (ou à la non-représentation) sur scène d’un univers dramatique. Ensuite, la primauté de la vie scénique à la manifestation de laquelle doit concourir la scénographie. De même, a été relevée à travers les exemples de Richard Peduzzi et Patrice Chéreau, ou de Yannis Kokkos et Jacques Lassale, ou de Yannis Kokkos et Antoine Vitez, l’importance du couple metteur en scène/scénographe, en incluant dans la scénographie, l’espace (décors et costumes) et la lumière dans un lien fort avec une dramaturgie distincte, texte constitué ou projet dramatique en constitution.

Les communications de Guy Freixe  et de Catherine Naugrette définissaient une des oscillations essentielles de la scénographie entre deux options opposées : d’un côté, Guy Freixe en s’appuyant sur les théâtres de l’extrême orient ou sur le Théâtre du soleil a souligné la puissance de l’acteur pour créer avec son seul corps, son énergie et son mouvement, l’espace et le temps nécessaires au drame (induisant une scénographie relevant de l’espace vide, du lieu neutre, avec les moyens du plateau nu, l'absence de décors, au profit du costume, du masque, du maquillage ou du corps mis à nu) ; de l’autre côté, Catherine Naugrette a décrit l’installation-performance d’Heiner Goebbels justement dénommée « Les choses de Stifters » pour souligner la puissance des choses, des objets, de l’espace, de la lumière, du son pour créer l’action, l’intrigue, le mouvement induisant une absence d’acteurs compensée par un théâtre machiné, actionné, piégé, piégeant et actionnant surtout l’imagination du spectateur.

Se déduit de cette oscillation « un jeu d’addition et de soustraction » rappelé par Raymond Sarti qui ouvre l’éventail des options scénographiques. Seule compte la justesse a-t-il dit comme l’a rappelé également Guy-Claude François, et non tel ou tel effet esthétique. De même, cette préoccupation d’ajustement, d’accord,  est plus importante qu’une stérile opposition entre naturalisme et symbolisme, entre plein et vide, entre accumulation et dépouillement, entre figuration et abstraction, entre scène habillée et scène nue, entre scène changeable et scène architecturée. Au contraire, ces tensions et oscillations entre des pôles antonymes sont motrices et fertiles, amenant à chaque fois à une composition singulière.

Le spectacle « Feux » constituait un bel exemple de la résolution oxymorique de ces tensions indispensables entre réalisme et symbole, entre un espace et une action, entre un décor et un acteur : d’un côté la machine scénique froide et moderne dans ses matériaux (aluminium, verre, néon), constituée par un décor panoramique animé par des translations motorisées de châssis de verre sur trois plans de profondeur, ouvrant ou fermant la boîte comme dans un laboratoire, variant ou effaçant les reflets, de l’autre la puissance des acteurs, mus comme Julie Denisse dans « Rudimentaires » par une gigue burlesque et désarticulée qui évoque Buster Keaton ou comme Dominique Reymond dans « Forces » qui semble la réminiscence irréelle, spectrale, soyeuse, d’un acteur glacé du Théâtre Nô interprétant la fleur d'une femme hystérique. Alors, se constitue durablement dans la conscience (et l’inconscient) du spectateur cet improbable alliage qui le poursuit hors du théâtre, cette vision entremêlée d’un espace et d’une énergie, d’un lieu et d’un drame, bouches de scène indissociables l’une de l’autre. Sonate de spectres, danse de mort, carnaval des ténèbres, forces de vie malgré tout, qui jettent en scène à chaque fois un homme et une femme dans le cours irraisonné de leurs pulsions, Jeanneteau et Marie-Christine Soma, en Adam et Eve du théâtre d'aujourdhui,  tracent ainsi à travers leur alliance la ligne épurée d’une recherche théâtrale radicale au service de dramaturgies fulgurantes, elliptiques, énigmatiques, hoquetantes (Strindberg, Kane, Boulgakov, Stramm) sans céder au cynisme ou à la vulgarité ambiante.

Cette manifestation est donc une heureuse étape de réflexion sur quarante ans de création théâtrale, vue à travers le prisme scénographique (Sarti a défini le scénographe comme un « ouvreur de regard »). L’ouverture prochaine à Nantes (le 27 février) de l’exposition du musée des Beaux-arts consacrée à « Guy-Claude François, scénographe » forme une nouvelle étape, significative. C'est une date. Pour semble-t-il la première fois, un grand musée des Beaux-arts consacre une exposition à un scénographe. Ce sera aussi l’occasion de revenir à nouveau sur quarante ans de création théâtrale et cinématographique, afin de mieux réfléchir sur le renouvellement des visions et des formes.

(MF)

 

 

 

 

 

 

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 07:40

Le mardi 3 février, aura lieu une journée d'étude intitulée Philosophie de la scène, organisée par le Centre de Recherches sur l'Histoire du Théâtre de l'université Paris-Sorbonne (Paris IV). En voici le programme :

 

Matinée (9h45-12h30, Salle des Conférences, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris, Métro Odéon) :

 

Denis Guénoun : Qu'est-ce qu'une scène?

Thomas Dommange : Du salut qui vient par la scène

 

Après-midi (14h30-18h, Salle des Conférences, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris, Métro Odéon) :

 

Nicolas Doutey : "Une abstraction qui marche" : hypothèses sur le rapport entre scène et idée;

Schirin Nowrousian : Scène et son : quels rapports ?

Esa Kirkkopelto : (titre non communiqué).

 

Soirée (19h30-21h45, en Sorbonne, Amphi Descartes, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris) :

Discussion du livre d'Esa Kirkkopelto, Le Théâtre de l'expérience, Contributions à la théorie de la scène (PUPS, 2008), avec la participation de Jean-Christophe Bailly, Michel Deguy, Esa Kirkkopelto, Martin Rueff.

 

L'entrée est libre.  

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 09:46

Entres comme antres

Essai de critique génétique d’un manuscrit d’une scénographie de Raymond Sarti

par Magalie Lochon.

UFR Arts Philosophie et esthétique. Université de Paris VIII Saint Denis (2006).

Magalie Lochon, scénographe, adhérente de l'UDS, a obtenu en 2006 son Diplôme d'études approfondies en arts du spectacle après avoir soutenu un travail de recherche à propos de Raymond Sarti. Le DEA est un préalable à la préparation d'un doctorat.

http://www.univ-paris8.fr


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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 22:45
Une thèse de doctorat a été soutenue en 2007 à la Sorbonne, consacrée par Anaïs Dupuy-Olivier à "Jacques Le Marquet, scénographe aux multiples talents (1953-1990)"

Né le 8 mai 1927, Jacques Le Marquet a passé sa jeunesse en Normandie qu’il quitte après la seconde guerre mondiale pour s’installer à Paris. Après avoir arrêté l’école à quatorze ans, il reçoit une formation artistique de base en dessin et pastel auprès d’un dessinateur, Pierre Natier, et s’initie en autodidacte à la peinture et la sculpture. Une fois à Paris, sans aucune préparation spécifique, il tente le concours des Beaux-arts, section sculpture dont il est éliminé pour avoir coloré le fond d’un dessin. Sans métier fixe, il s’engage comme assistant technique dans des théâtres parisiens.

C’est ainsi qu’il entre en 1952 au TNP dirigé à l’époque par Jean Vilar. Ce théâtre, né de la décentralisation théâtrale après la seconde guerre mondiale et installé sur la colline de Chaillot, constitue le fer de lance de l’avant-garde théâtrale de l’après-guerre, mais son action novatrice n’a qu’un temps. Déjà sous la direction de Jean Vilar, il s’essouffle quelque peu et ses idéaux de culture accessible à tous sont remis en cause après 1968. Jacques Le Marquet y reste cependant jusqu’en 1972, date du départ de Georges Wilson qui a succédé à Jean Vilar à la tête de l’établissement.

Le TNP a pour particularité de posséder au sein du Palais de Chaillot plusieurs régies techniques (construction de décor, éclairage, son et costume) qui lui permettent d’être autonome pour réaliser ses spectacles. C’est au sein d’une de ces régies, la régie construction, que Jacques Le Marquet est engagé comme « petit régisseur » et qu’il fait ses apprentissages en matière de décor.

En 1954, après le départ du chef de la régie construction, Camille Demangeat, Jacques Le Marquet est nommé à la tête de ce service. Entouré de constructeurs adjoints et de machinistes, il veille à la réalisation des décors conçus pour les spectacles montés au TNP et aux modifications à y apporter en cas de tournées. Il sert ainsi d’intermédiaire entre les décorateurs employés par le TNP et les ateliers de construction : après avoir reçu commande d’un décor et en avoir discuté avec le décorateur et le metteur en scène, il répartit le travail entre les différentes équipes – ateliers de construction, de peinture, d’accessoires et de tapisserie – et contrôle chaque étape du processus de réalisation d’un décor en participant souvent très concrètement à la construction d’un décor ou d’une scène. C’est aussi pendant cette période qu’il élabore grâce au TNP et aux personnes qu’il y rencontre ses premières scénographies, après avoir pris goût à la conception de décors et de costumes dans son travail de régisseur.

À la différence de ses contemporains, Jacques Le Marquet réalise un ensemble limité de scénographies (85) exclusivement consacré à l’écriture théâtrale : le répertoire lyrique et chorégraphique est pratiquement absent de sa production, mis à part quatre scénographies. Cette œuvre a aussi pour particularité d’avoir été réalisée pour un nombre limité de metteurs en scène (quinze) dont trois avec lesquels il a eu une collaboration privilégiée – Georges Wilson (dix-sept scénographies de 1959 à 1971), Claude Régy (quatorze scénographies de 1965 à 1977) et Jean-Paul Roussillon (seize scénographies de 1970 à 1990). Enfin, dernière particularité de ce parcours professionnel : il s’est déroulé presque exclusivement à Paris, mis à part les tournées avec le TNP dans les années 1960.

Il enseigne de 1969 à 1992 aux Arts Déco une conception globale et autonome de la scénographie. Il travaille de 1977 à 1996 avec l'architecte Jean Nouvel.

http://theses.enc.sorbonne.fr/document1080.html

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 22:14

Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes

et

Le Grand T

Scène conventionnée Loire-Atlantique

 

Séminaire  de recherche

GERSA

Groupe d’étude et de recherche scénologique en architecture

Cycle de formation supérieure Scénographe DPEA

 

Changements de décors

Métamorphose scénique au théâtre, en danse et à l’opéra :

toiles peintes, châssis, trucs, praticables et autres pratiques aujourd’hui

 

en relation avec

 

le Théâtre Universitaire de Nantes

et

Angers Nantes Opéra

 

Programme

2008-2009

du cycle de rencontres

 

 

Le Groupe d’étude et de recherche scénologique en architecture (GERSA) de l’Ecole nationale supérieure d’architecture a initié un séminaire de recherche autour de la notion de décor dans le cadre de son programme pluriannuel 2006-2010 habilité par le Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère à la Direction de l’architecture et du patrimoine, au Ministère de la culture et de la communication. Il s’agit d’appréhender la pratique théâtrale à travers la question de la scénographie, et  plus particulièrement de se concentrer sur la question de la métamorphose de l’image scénique via la pratique du changement de décor. Initié en 2006-2007, poursuivi en 2007-2008, ce séminaire se continue en 2008-2009.

Dans ce cadre, un cycle de rencontres avec des scénographes est organisé en coréalisation par l’Ensan et le Grand T, en relation avec le Théâtre Universitaire de Nantes et Angers Nantes Opéra  La programmation et l’animation de ces rencontres sont assurées par Marcel Freydefont, scénographe, maître-assistant à l’Ensan, responsable scientifique du Département Scénographie (cycle de formation DPEA Scénographe et GERSA).

Ces rencontres sont destinées aux étudiants du cycle spécialisé DPEA Scénographe de l’Ecole nationale supérieure d’architecture, aux élèves régisseurs du DMA Lumière et son du Lycée Guist’Hau, aux techniciens en formation professionnelle de STAFF/Spectacle et Technique Association Française de Formation, aux élèves des classes d’art dramatique et d’art lyrique du Conservatoire national de région, et des Ecoles nationales de musique et d’art dramatique du Mans et de la Roche sur Yon, ainsi qu’aux élèves des classes théâtre ou de design d’espace dans les Lycées

Elles sont ouvertes également à un public plus large, sur inscription, et dans la limite des places disponibles.

Cette initiative participe de la mise en place d’un Pôle de Liaison et d’Echange pour la Formation aux Arts de la Scène [PôleFas]

 

Modalités pratiques

Chaque rencontre se déroule en deux temps :

Le matin de 10  h à 12 h 30

L’après-midi, de 14 h à 17 h 30

 

Etudes de cas

Le principe du séminaire repose sur une étude de cas concrets. Les rencontres s’appuient en partie sur la programmation de spectacles donnés au Grand T, Angers Nantes Opéra et au Théâtre Universitaire de Nantes. Elles prennent la forme d’un échange avec le scénographe du spectacle choisi, accompagné éventuellement soit du metteur en scène, du constructeur de décor ou du directeur technique.

 

Les thématiques

La thématique du changement de décor est développée par ailleurs dans un texte d’orientation programmatique qui propose un certain nombre de repères à la réflexion, texte qui peut être obtenu sur demande.

En fonction des scénographes invités et des études de cas opérées, cette thématique vise à aborder un certain nombre de sujets liés les uns aux autres : la notion de scénographie et la notion de décor ; le rôle de la scénographie et du décor au sein de la représentation ; scénographie, dramaturgie, mise en scène, jeu ; la situation de la scénographie et du décor aujourd’hui au théâtre, en danse et à l’opéra ; changement de décor, métamorphose scénique, mouvement d’espace et autres notions ; le décor en tant que matériel scénique ; le décor entre modernité et tradition ; notions, pratiques et techniques traditionnelles (par exemple, la toile peinte) ;  notions, pratiques et techniques nouvelles ; le décor en relation avec la cage de scène dite à l’italienne ou avec d’autres types de scènes ; le décor et la machinerie ; l’élaboration d’un décor depuis sa conception jusqu’à sa construction ; le rôle des bureaux d’études de décors ; les ateliers de construction de décor ;  les matériaux du décor ; changement de décor et théâtre de rue ; les décors de conque d’orchestre ; la part de la lumière, de l’image projetée et du son. Cette réflexion sur le changement de décor peut permettre aussi de réfléchir à la transformation du théâtre lui-même.

 

Méthodologie

La rencontre est un temps de travail en commun, de discussion, de conversation, d’échange et de questionnement. Ce n’est pas une conférence fermée. L’idée centrale est d’étudier le maximum de cas, et de collecter pour chaque cas le maximum d’informations et de documents écrits, graphiques, iconographiques (texte représenté avec les didascalies de l’auteur et  les indications du metteur en scène, croquis d’étude, maquettes planes et en volume, photographies, captations vidéo, plans techniques, implantation dans le théâtre, principes sur lesquels repose le changement de décor, fiche technique, mode de construction, budget, etc.). Chaque cas abordera de façon transversale les thèmes concernés par cette question. C’est-à-dire que l’on va dépouiller concrètement dans tel ou tel spectacle des exemples de changement de décor, esthétiquement, artistiquement, techniquement, matériellement. Où ? Pour quelle pièce ? Avec qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Qu’est-ce que le décor représente ? Quel est le degré de réalisme ? Qu’a-t-on cherché à faire ? Quelle en a été la réception, la compréhension ? Quelles sont les trouvailles, les trucs techniques dont on est fier ? Combien de personnes faut-il pour effectuer le changement ? Les termes de changement et de décor sont-ils adéquats ?

 

Déroulement

Le déroulement des rencontres est le suivant : le matin, de 10 h  à 12 h 30, a lieu une présentation générale de l’œuvre, de la mise en scène et de la scénographie. L’après-midi est consacrée à l’analyse détaillée des changements de décors, à la fois d’un point de vue esthétique et technique, à l’élargissement à d’autres exemples ainsi qu’à une réflexion sur telle ou telle notion ou tel thème conceptuel lié à l’exemple étudié. Le dispositif de dates reste ouvert : autour des dates arrêtées, il est possible d’étendre certaines sessions à deux journées avec des interventions complémentaires.

 

Scénographes et metteurs en scène invités depuis 2006

En  2006-2007

Jean-François Sivadier, metteur en scène, scénographe, comédien, Philippe Lacroix, directeur d’atelier construction décor, enseignant DPEA Scénographe, membre du Gersa, Chantal Gaiddon, scénographe, Claude Yersin, metteur en scène, Jean Boillot, metteur en scène, Laurence Villerot, scénographe, Régis Vasseur, directeur technique d’Angers Nantes Opéra, enseignant DPEA Scénographe Jean Vallet, directeus technique de l’Opéra de Rennes, Alexis de la Péchardière, chef d’atelier construction décor ANO, Annabel Vergne, scénographe, Eric Charbeau scénographe, François Corbal, chef d’atelier construction décor du Grand T, Peter Missoten, scénographe, metteur en scène, Véronique Lemaire, doctorante à l’Université catholique de Louvain la Neuve, Jacques Gabel, scénographe, Jean-Marc Stehlé, scénographe, Philippe Lacroix, constructeur de déco, enseignant DPEA Scénographe, membre du Gersa,.

En 2007-2008

Guy-Claude François, scénographe, Daniel Jeanneteau, scénographe et metteur en scène, Raymond Sarti, scénographe, Yves Collet, scénographe et éclairagiste, Eric Soyer, scénographe et éclairagiste Emmanuel Clolus, scénographe, François Corbal, chef d’atelier construction décor, Aurélie Thomas, scénographe, avec la participation de Philippe Lacroix, directeur d’atelier construction décor, enseignant DPEA Scénographe, membre du Gersa, Véronique Lemaire, doctorante à l’Université catholique de Louvain la Neuve, membre du Gersa, Luc Boucris, professeur d’études théâtrales à Grenoble

 


Programme 2008-2009

 

Chantal Thomas jeudi 20 novembre 2008 (Ensan), Gérard Didier 15 janvier 2009 (Chapelle), Denis Fruchaud jeudi 29 janvier 2009, Nicolas Sire 26 mars 2009 (Chapelle), Patrick Dutertre, 2 ou 9 avril 2009 (Chapelle), Pierre-André Weitz (chapelle) (date à définir en mai)

 



Avec la participation de Bruno Suner, DPEA Scénographe, membre du Gersa, Philippe Lacroix, directeur d’atelier construction décor, enseignant DPEA Scénographe, membre du Gersa, Véronique Lemaire, doctorante à l’Université catholique de Louvain la Neuve, membre du Gersa, Luc Boucris, professeur d’études théâtrales à Grenoble, Danièle Pauly, professeur à l’Ensa Paris Val de Seine , Nawel Louerrad (Scénographe DPEA, étudiante en master 2 Etudes théâtrales en master à l’Université Paul-Valéry à Montpellier).

_______________________________________________________________

Equipe de recherche du GERSA :

 

Enseignants de l’Ensan :

Marcel Freydefont, Bruno Suner, Laurent Lescop, Philippe Lacroix, Jean Robein, Alain Chassagnoux

 

Collaborations scientifiques extérieures à l’Ensan :

Luc Boucris, (Université de Grenoble 3),  Eric Monin, (Ensap de Lille), Philippe Chaudoir (Institut d’Urbanisme de Lyon 2), Maud Le Floch (Polau Tours), Marion Lyonnais (Scénographe DPEA, doctorante en Etudes théâtrales à l’Université Paul-Valéry à Montpellier), Hélène Cuvillier, (Scénographe DPEA, étudiante en master 2 en Etudes théâtrales à l’Université Paul-Valéry à Montpellier), Vanessa Jousseaume (Scénographe DPEA), Véronique Lemaire ( doctorante à l’Université catholique de Louvain la Neuve), Patrick Vindimian (scénographe, chercheur associé), Danièle Pauly, professeur à l’Ensa Paris Val de Seine, Nawel Louerrad (Scénographe DPEA, étudiante en master 2 Etudes théâtrales en master à l’Université Paul-Valéry à Montpellier).

 

 

Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes (Ensan)

Établissement public national d'enseignement supérieur et de recherche

Ministère de la Culture et de la Communication

Directeur général : Philippe Bataille

Département scénographie

Marcel Freydefont

Responsable scientifique

33(0)6 82 39 73 83  freydefont.marcel@numericable.fr

Coordonnées :

Adresse administrative et postale :

École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes

Rue Massenet - BP 81931 - 44319 Nantes Cedex 3

Tél. : 02 40 16 01 21

Fax : 02 40 59 16 70

Adresse de l’atelier scénographie et du bureau de l’équipe de recherche :

Département Scénographie (GERSA/DPEA)

15 rue Lanoue Bras de Fer

44000 Nantes

Tél. 02 51 89 90 68

Email : ensan@nantes.archi.fr

Site web : http://www.nantes.archi.fr

 

Le Grand T

Scène conventionnée Loire-Atlantique

Subventionnée par le Conseil Général de Loire-Atlantique,

avec le concours du ministère de la Culture-DRAC des Pays de la Loire

et la participation de la Ville de Nantes et du Conseil Régional des Pays de la Loire

Directeur général : Philippe Coutant

Administrateur : Alain Anglaret

Directrice de la communication : Valérie Contet

Directeur technique : Sylvain Le Dauphin

Responsable de relations avec le public (étudiants) : Sabine Renard

Adresse de la Direction-Administration-Communication et relations avec le public

68, rue du Général Buat

Adresse de la Salle de la Chapelle :

84 rue du Général Buat

Standard : 02 28 24 28 24

Site web : www.legrandT.fr

 

Le Grand T accueille les séances à la Chapelle. Un grand merci à l’équipe technique.

 

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